Spécial 1er mai. Le travail : une punition ou une bénédiction ?

Voici l’essence du message que j’ai passé sur la RTCE (Radio Télé Catholique Elikya) ce samedi en marge de la journée internationale du travail.

– Supposons que vous êtes à l’abri de tous vos besoins. Feriez-vous le même travail que vous faites actuellement ?
– Supposons que vous ayez la possibilité de faire un rêve qui durerait 8 heures. Et que vous ayez le choix de ce que vous avez envie de rêver. Y aurait-il la possibilité que vous choisissiez de passer ne fut-ce qu’une heure à rêver que vous êtes au travail ?

Si la réponse à au moins l’une de ces deux questions est non, c’est que le travail est pour vous une punition.
Vous croyez que vous travaillez, mais vous êtes en prison.

Si vous en doutez, surtout si vous y gagnez de l’argent, voici les caractéristiques d’un travail-bénédiction et voyez si le votre répond à ces critères :

1. Votre travail vous permet de gagner suffisamment d’argent pour remplir tous les besoins de votre corps.
Si vous devez sacrifier certains de vos désirs parce que vous n’avez pas suffisamment d’argent à cause de votre travail, c’est une punition.
Attention, je ne dis pas que le travail-bénédiction doit nécessairement vous rendre riche. Je dis que vous devez gagnez assez pour satisfaire vos besoins. L’un peut totalement vivre à l’aise avec 500 dollars par mois et un autre doit en avoir au moins 1000 pour se sentir à l’aise…
D’un autre coté, l’argent n’est pas le seul motif suffisant pour chercher du travail. Sinon, tout le monde se lancerait dans la vente de la drogue. Il y a d’autres critères qui sont :

2. Vous êtes bon dans ce que vous faites. Ou bien vous pourriez devenir bon dans ce que vous faites.
On vous reconnait ou on pourrait vous reconnaitre comme un spécialiste dans votre domaine. si vous n’étiez pas là on aurait beaucoup de mal à vous remplacer. en d’autres termes, vous devriez connaitre et utiliser vos forces, vos qualités, vos talents dans votre travail. Qu’est ce que vous êtes capable de faire ?
D’un autre coté, si ce que vous faites est trop faible par rapport à ce que vous savez faire, vous vous sous-exploitez. C’est ce qui m’arriverait si par exemple mon travail consistait à tourner des boulons à longueur de journée dans une chaine de production 😉 .

3. Vous aimez ce que vous faites. Vous prenez du plaisir à travailler. Vous êtes motivé.
Si ce n’est pas le cas, pourquoi allez-vous fêter le 1er mai quelque chose que vous n’aimez pas ?
Si vous avez du mal à vous réveiller chaque matin pour aller travailler, vous êtes en prison. Si chaque jour férié est une libération… (et oui, on ne peut parler libération que quand il y a prison 😉 .

4. Connaissez-vous le sens de votre vie ? Savez-vous pourquoi vous êtes la ? êtes-vous utile à la société? Je ne dis pas utile à votre entreprise. Je dis utile à la société. Comment le savez-vous ? Si vous n’étiez pas là, les gens le remarqueraient. Les gens qui ne travaillent pas dans votre entreprise vous appelleraient toute la journée pour savoir pourquoi vous n’êtes pas là. Votre travail vous permet de remplir votre mission sur terre. Votre travail donne un sens à votre vie. Les chrétiens disent que Dieu a un plan merveilleux pour chacun d’entre nous, alors votre travail devrait vous permettre de réaliser ce plan. Votre travail devrait vous aider à apporter votre contribution à la vie.

Pour que votre travail soit une bénédiction, il doit nécessairement remplir ces 4 conditions. Et ça peut prendre du temps avant que vous ne trouviez un travail qui ne les remplisse toutes, mais ne vous arrêtez pas de chercher tant que vous ne trouvez pas un travail pareil. Même si vous avez un travail-punition, continuez à chercher celui-là.
Priez pour que Dieu vous le révèle et vous verrez qu’il s’agit d’une bénédiction. Alors le premier mai sera vraiment une journée de fête pour vous.
Il n’est pas bon d’aller chercher un travail comme un robot. Ou parce que tout le monde le fait. Mais il faut une certaine introspection, vous devez vous connaitre vous-même pour savoir quel travail il vous faut pour que ce soit une bénédiction. Ce n’est pas le monde extérieur qui définit le travail qu’il vous faut. Mais le monde intérieur.

Conseils :
– Maintenant, si vous avez déjà un travail-punition, vous n’êtes pas obligé de le quitter pour créer le nouveau travail tout de suite. Vous pouvez commencer avec le nouveau job à temps partiel. A la fin de votre boulot à temps plein ou les weekends. Cela peut vous permettre de remplir les 4 conditions, chaque travail remplissant une partie.
– Vous n’êtes pas obligé de faire le même travail toute votre vie. Rien ne dit que si le travail que vous faites aujourd’hui vous plait, il vous plaira encore demain. Ni si le travail ne vous plait plus que vous devez continuer à le faire. Faites toujours, toute votre vie le travail que vous aimez. Si votre travail perd une des conditions, cherchez-en un qui les remplit de nouveau. Si le travail que vous avez vous permettait à l’époque de subvenir à vos besoins et que maintenant ce n’est plus possible, changez-en.

Bonne fête du 1er mai !

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